« obi » : c’est quoi?

Dans la culture japonaise le vêtement, comme le jardin, est un élément fondamental d’une tradition toujours très vivante. Le « obi », est la ceinture, plus ou moins large, plus ou moins colorée, qui tient le « kimono » traditionnel japonais.

Le obi est au vêtement traditionnel ce que le jardin est à la « maison : jardin de temple ou de sanctuaire, de palais ou de forteresse, jardin de thé … chaque édifice est ceint de son jardin.

Obi … bien plus qu’un « hobby » : une véritable passion qui ne demande qu’à être partagée; n’hésitez pas à vous renseigner davantage.

les jardins du Japon

Depuis les origines documentées, l’histoire relate une grande variété de jardins présents dans l’Archipel. Des jardins du Japon, l’Occident connaît surtout les jardins secs, dits jardins « Zen » ; ceux dont les formes et les principes sont les plus étrangers à notre conception du jardin et les plus éloignés des canons esthétiques occidentaux. Or, l’histoire et la géographie particulières de l’Archipel nous montrent l’exceptionnelle diversité de ce patrimoine très singulier, élément majeur d’une culture « sous influences » (shintoïsme, bouddhisme, confucianisme, taoïsme), d’un raffinement et d’une sophistication rares.

Les types et styles sont très différents, selon les influences (religieuses, philosophiques, …), les spécificités régionales et climatiques, la position sociale et économique des commanditaires: jardins à étang, dès le 6ème siècle, jardins secs initiés au 15ème, jardins de thé, codifiés au 17ème, pour le rituel de la cérémonie du thé …

Aujourd’hui, toutes ces formes de jardins coexistent au Japon, souvent au sein d’un même lieu. D’autres déclinaisons de ces trois types principaux existent également, plus spécifiques à certaines régions de l’Archipel.

De cette richesse, on peut retenir quelques principes fondamentaux qu’il est naturellement possible de mettre en pratique dans nos projets, sous nos climats et nos latitudes : le respect du contexte qu’il soit bâti ou naturel, la prise en compte fine des usages, l’attention portée aux ambiances, le souci des détails de mise en œuvre, des arrangements de pierres notamment.

« obi » : c’est qui ?

Denis-Marie LAHELLEC, Maître es sciences et techniques, architecte DPLG, docteur en urbanisme, … jardinier de cœur et d’expérience.

Des études centrées sur l’aménagement du territoire, le paysage et l’architecture

Une carrière professionnelle pour l’essentiel au service de l’État en région : ministère de l’environnement, ministère de la culture. Chargé tout d’abord de la protection des paysages et de l’inventaire des parcs et jardins, puis de la protection et la gestion des patrimoines (bâtiments historiques, villes et villages pittoresques, parcs et jardins), j’ai travaillé en Languedoc (Tarn et Gard), Centre-Val de Loire (Cher, Loiret Indre), puis en Bretagne (Côtes d’Armor, Finistère, Ille et Vilaine, Morbihan).

Les presque trois ans passés au Japon m’ont permis de me familiariser avec les spécificités culturelles et naturelles de l’Archipel, de manière académique (universitaire) autant que pratique (visites de nombreux jardins et villages protégés, échanges avec des professionnels).

Je réalise mes premiers jardins parallèlement à mes activités professionnelles (depuis près de 25 ans) et créée récemment mon entreprise de conseil et de conception de jardins et d’espaces extérieurs, en privilégiant les projets d’inspiration japonaise : petites architectures et jardins attenants.

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